06/10/2010

Contreverse, nos élevages accusés à tort par le GIEC.

Une nouvelle vient jeter une fois de plus le discrédit sur les prétentions du GIEC démontrant son manque de sérieux dans ses déclarations, comme ce fut récemment pour les glaciers de l'Himalaya, et l'inondation des Pays-Bas.

 L'ONU aurait surévalué l'influence de l'élevage sur le réchauffement climatique, c'est ce qui ressort d'une étude présentée le 22 mars 2010 lors de la réunion annuelle de l'American Chemical Society. Seul le rapport de la Food and Agriculture Organisation (dépendante de l'ONU ?) publié en 2006, faisait référence et concluait que ce secteur était un des premiers responsables, contribuant encore plus au réchauffement que les transports. Ce qui accusait l'agriculture d'être responsable de 18% des émissions de GES de la planète.

Le plus aberrant dans cette erreur, c'est que suite au rapport de 2006, il s'est installé une telle propagande contre la viande, qu'éviter le steak était devenu un acte civique et écolo. Et le pire du ridicule c'est la dernière opération en date "Moins de viande = Moins de chaleur", menée depuis décembre par le président du GIEC en personne avec l'appui médiatique du parlement européen.

En fait la FAO a comparé choux et carottes, l'erreur vient du fait que les facteurs pris en compte pour le calcul des émissions liées à l'agriculture, ne sont pas les mêmes que ceux observés pour les transports. Alors que toutes les sources de pollution sont prises ensemble pour l'élevage, soit depuis la ferme jusqu'à notre assiette, seules les émissions liées à la combustion de carburant  pour le transport, ont été retenues, ce qui empêche toute possibilité de comparaison. Par ailleurs, un des auteurs de l'étude de la FAO lors d'une interview sur BBC n'a pas contredit cette analyse, et s'est même exprimer dans ces termes : "Je dois avouer qu'il n'a pas tort".

D'autre part, il semble démontré que la FAO serait bel et bien sous influence, présidée par le français Luc Guyau, ancien président de la FNSEA (1er syndicat agricole français) ce qui peut générer des conflits d'intérêts. De plus l'étude américaine a été financée notamment par le Beef Chekoff Program, lobby américain de la viande. Et depuis 2002, l'université a reçu plus de 5% de ces financements par des lobby's agricoles. Cette contestation récente envers les certitudes scientifiques du Giec, crée une nouvelle polémique à son encontre.

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