22/12/2009

Une preuve de plus que ce qui concerne notre pleine responsabilité, n'est que supercherie

En jouant dans la boue, Pierre Francus a pu ajouter son petit grain de sel à un projet qui n'a rien de

vaseux : la plus lon­gue reconstitution «haute résolution» du climat arctique jamais effectuée.

 

                Le sédimentologue de l'Institut national de la recherche scientifique - Eau, Terre et Environnement (INRS-ETE) a en effet participé à une vaste étude sur la température de l'Arctique au cours des 2000 dernières années, dont les résultats ont été publiés dans la revue Science en septembre. Sous la gouverne du climatologue Darrell S. Kaufman, de la Northern Arizona University, des spécialistes de six pays nordiques (Canada, États-Unis, Norvège, Danemark, Grande-Bretagne et Finlande) ont étudié des échantillons de sédiments lacustres, de cercles de croissance des arbres et de carottes de glace provenant d'une vingtaine de sites autour du pôle.

                               Conclusion : non seulement la température augmente-t-elle rapidement en Arctique depuis un siècle, mais encore ce réchauffement survient-il malgré une tendance générale au refroidissement qui a lieu dans le Grand Nord depuis des millénaires. «Cette tendance, on la connaissait parce qu'elle est une conséquence de la théorie plus générale de Milankovitch, qui fait que l'insolation est de plus en plus faible dans l'hémisphère Nord, et particulièrement dans l'Arctique», dit M. Francus.

Cycles astronomiques

                Ce Milankovitch (1878-1958), Milutin de son prénom, était un ingénieur et mathématicien serbe qui a découvert des cycles astronomiques ayant une influence sur le climat. Notamment, avait compris Milankovitch, de subtils changements dans la forme de l'orbite terrestre (cycle de 400 000 ans), l'angle de son axe de rotation (qui oscille entre 22,1 degrés et 24,5 degrés aux 41 000 ans) et la direction vers laquelle pointe cet axe (qui décrit un cercle tous les 26 000 ans) peuvent accentuer ou affaiblir pour la peine la différence entre les saisons.

Par exemple, quand l'hiver dans l'hémisphère Nord coïncide avec le moment où la Terre traverse l'endroit de son orbite le plus éloigné du Soleil, la saison froide sera en moyenne plus rigoureuse - et l'inverse se produira également dans l'hémisphère Sud. Idem quand la Terre est plus penchée.

                Mis ensemble, dit M. Francus, ces cycles font en sorte que «la quantité d'énergie que l'Arctique reçoit du Soleil diminue de manière régulière depuis environ 8000 ans». Les «archives naturelles» étudiées par Kaufman et al. ne couvrent que les deux derniers millénaires, mais c'est déjà mieux que les 400 ans du dernier relevé climatologique «haute définition», et ces données confirment la tendance.

Tendance claire

                Elles ont permis d'évaluer que l'énergie solaire parvenant à l'Arctique a graduellement diminué d'environ six watts par mètre carré (W/m2) depuis l'an 0 au nord du 65e parallèle; pour fin de comparaison, notons que le GIEC estime à environ 168 W/m2 l'énergie solaire se rendant jusqu'au sol en moyenne sur le globe. Cela s'est traduit par un refroidissement moyen de 0,22 °C par millénaire. Il y a bien eu, certes, des écarts entre les régions, mais la tendance générale demeure claire.

                Les deux sites étudiés par M. Francus (deux lacs de l'île Ellesmere), par exemple, ne montrent pas un refroidissement sur 2000 ans, mais une température stable jusque vers 1900, à la suite de quoi l'actuel réchauffement planétaire se manifeste avec force. Pour le mesurer, notre chercheur a analysé des varves provenant des deux sites, c'est-à-dire les couches de sédiments qui se sont déposées été après été au fond des lacs. «L'idée, explique-t-il, c'est que pour qu'une varve soit plus épaisse, il faut qu'il y ait eu plus de sédiments charriés par l'eau de fonte des glaciers, donc qu'il y ait eu plus de fonte, et donc qu'il ait fait plus chaud.»

                Entre l'an 0 et 1900, les varves annuelles de Pierre Francus mesuraient en moyenne 0,4 mm d'épaisseur, mais faisaient 0,8 mm après 1900. Du simple au double. Et de manière plus générale, les indicateurs analysés par l'équipe de Darrell S. Kaufman montrent un redressement des températures arctiques d'environ 0,7 °C en 1950 et de 1,4 °C au cours de la dernière décennie - et ce, même si les cycles de Milankovitch auraient normalement dû poursuivre le refroidissement du Grand Nord jusqu'à nos jours!

 

 

Une affaire de complot climatique

A quelques jours du sommet de Copenhague, un soupçon de complot dans un centre de recherche sur le climat a défrayé la chronique britannique: du pain béni pour les climato-sceptiques !
Si cette histoire n’a pas fait grand bruit dans les journaux francophones, de l’autre côté de la Manche, on parle carrément d’un "Climategate". L’affaire met en cause l’échange de mails entre deux professeurs de l’Université de l’Est de l’Angleterre, divulgué par un pirate informatique.
Parmi ces mails, l’utilisation du mot
"trick" (traduisez : "astuce") afin de "simuler une baisse" au sujet d’une courbe de températures. Les détracteurs des thèses sur le réchauffement climatique se sont bien entendu emparés de cette affaire pour faire entendre leurs théories.
Phil Jones, le directeur du CRU (Climate Research Unit) mis en cause dans cet échange de mails, a qualifié cette affaire de
"supercherie", car ces phrases étaient sorties de leur contexte. Il a tout de même décidé de suspendre ses fonctions jusqu’à ce qu’une commission fasse lumière sur cette affaire.

16/12/2009

Début de la fin II

Plus 3 à 5 degrés aux pôles et l’eau montera de 8 à 9 m

Rédaction en ligne

mercredi 16 décembre 2009, 19:35

Pendant le dernier âge interglaciaire, il y a 125.000 ans, le niveau des mers était de 8 à 9,4 mètres plus élevé 

qu’actuellement, avec des températures aux pôles de 3 à 5 degrés plus chaudes qu’aujourd’hui, selon une

nouvelle étude parue ce mercredi dans « Nature ».

Lire aussi : Atmosphère de chaos à Copenhague / Les photos des manifestations / Reportage parmi les

manifestants : "Le pouvoir au peuple!" / La présidente du sommet de Copenhague démissionn(é)e

Ce résultat de chercheurs des universités de Harvard et Princeton, publié en plein sommet sur le climat de

Copenhague, révise à la hausse les estimations du dernier rapport du Giec en la matière, qui estimaient la hausse

du niveau des mers entre 4 et 6 mètres au-dessus du niveau actuel pour la même période.

Robert Kopp et ses collègues ont construit un modèle statistique sur la base de nombreuses mesures effectuées

en différents endroits du globe, la hausse du niveau de mers il y a 125.000 ans n’ayant pas été homogène.

« Nous avons trouvé une probabilité de 95 % pour que le niveau des mers ait culminé à un niveau au moins

supérieur à 6,6 mètres au niveau actuel », selon l’étude.

« Il est probable (à 67 %) que ce niveau ait été supérieur de plus 8 mètres au niveau actuel, et improbable

(probabilité de 33 %) qu’il ait dépassé 9,4 mètres », ajoutent les scientifiques.

« Ces résultats mettent en évidence la vulnérabilité à long terme des calottes glaciaires à un réchauffement

durable, même à des niveaux relativement faibles », soulignent-ils.

Les auteurs ont calculé que durant le dernier âge interglaciaire, le niveau moyen des mers est monté de 6 à 9

millimètres par an, contre environ 2 mm par an au cours du 20è siècle et probablement autour de 3 mm par an

entre 1993 et 2003.

« Si les estimations de M. Kopp et de ses collègues sont correctes », « le message troublant est que le niveau

d’équilibre du niveau des mers en réponse à un réchauffement global de 1,5ºC à 2ºC serait une élévation de 7 à 9

mètres » par rapport au niveau actuel, écrivent dans un commentaire également publié par Nature deux

spécialistes américains de géosciences, Peter Clark et Peter Huybers.

La réponse des calottes glaciaires à l’élévation des températures s’étale sur plusieurs siècles. La hausse du niveau des mers, qui pourrait dépasser un mètre à la fin du siècle, se poursuivra bien au-delà de 2100.

(D’après AFP)

Serais-ce le début de la fin de la thèse ?

Par © ANP, eosmagazine.eu, Mise à jour: 4/12/2009

La nature aussi fait fondre le kilimandjaro

Le Kilimandjaro fond aussi suite à un processus naturel de variations climatiques.

La nature aussi fait fondre le Kilimandjaro

Le "bonnet de neige" couvrant le sommet le plus élevé d’Afrique, le Kilimandjaro, fond non seulement par le fait de l’homme, mais aussi suite à un processus naturel de grandes variations climatiques.

L’ancien vice-président américain et prophète du climat Al Gore a utilisé la phase de retrait accélérée de la calotte glaciaire africaine comme preuve que les gaz à effet de serre réchauffent la Terre. Le scientifique néerlandais Jaap Sinninghe Damsté vient de réfuter ces propos dans la revue Nature.

Ce paléontologue moléculaire a analysé une carotte du lac du cratère Challa au Kenya, sur le flanc du Kilimandjaro. Le chercheur a découvert, ensemble avec d’autres collègues européens, que le Kilimandjaro était sujet à des périodes de lourdes pluies de mousson alternées de périodes de sécheresse extrême. La glace et la neige disparaissaient du sommet lors des périodes sèches et réapparaissaient lors des périodes de pluies.  

09/12/2009

Le trou de la couche d'ozone, responsable du réchauffement.

                Le 5 septembre les chercheurs de l'administration américaine de l'océan et de l'atmosphère ont mis en évidence que le protoxyde d'azote est le gaz endommageant le plus fortement la couche d'ozone. Lié à une utilisation exagérée d'engrais dans l'agriculture, rend sa réduction particulière délicate, mais reste néanmoins le gaz le plus destructeur de la couche d'ozone que tous les autres réunis. Il apparaît clairement n'empêche, que seul un tiers de ses émissions est imputable directement à l'activité humaine.

                Les émissions de ce gaz ne sont hélas pas encadrées par le protocole de Montréal, pourtant censé réduire à néant toutes émissions de substances endommageant cette couche, il aurait donc échappé à la vigilance des 24 pays signataires et de la CEE.

                D'autres phénomènes tels volcaniques et sismiques dégagent aussi de grosses quantités d'aérosols, ces derniers ont comme action de refroidir les couches inférieures de l'atmosphère, mais lorsqu'ils arrivent dans la stratosphère, ils se muent en agent destructeur de la couche d'ozone.xx

                Cette couche empêche le rayonnement solaire de pénétrer l'atmosphère et de la réchauffer. Mais voilà le trou a atteint en septembre 2009, une des plus importantes superficies depuis les premières observations en 1962, son ouverture dépasse plus que le pôle sud, là où justement on s'aperçoit que la banquise fond à cause de températures trop élevées. Cette taille reste néanmoins moins importante que le précédent record de 2006. D'après le Pr Michel Bourqui de l'Université Mc Gill, Canada, nous serions en période de maximum, et elle devrait encore perdurer quelques années, jusqu'à la moitié de ce siècle pour ensuite passé à une phase de fermeture. Cette affirmation vient du fait que les concentrations de CFC commencent à se dégrader. Ce qui signifie que les premiers CFC diffusés de manière industrielle dans les années 50, arrivent à la fin de leur vie de 50 à 100 ans.

                Entre temps une observation vient de mettre au jour l'existence d'un trou beaucoup plus petit, au-dessus du pôle Nord. xxxx

                Une équipe française subventionnée par le FNRS, a pu déceler que l'agrandissement du trou dans la couche d'ozone est plus que probablement responsable du réchauffement en ayant perturbé le cycle du carbone. Il apparaît que l'absence de couche d'ozone au-dessus du continent Antarctique, a fortement modifié le régime des vents dans le Grand Sud, et renforcé les vents d'Ouest. Cela qui provoque un mélange entre les eaux de surface pauvres en CO² et les eaux plus profondes plus chargées en gaz carbonique. Du coup comme la concentration du gaz augmente dans l'eau de surface, le CO² atmosphérique se dissout moins, mais cette accumulation en augmente la teneur mais celle-ci en augmentation aussi la dissolution rendant l'eau plus acide, on pense alors à la disparition des coraux, et la diminution des espèces marines.

                En septembre dernier les 190 états se sont à nouveau réunis et ont décidé de l'accélération du calendrier de suppression de l'usage des hydro chlorofluorocarbones (HCFC) qui devra avoir cessé pour 2020.

01/12/2009

Les travaux du Pr. H. Abdussamatov.

                Pr. Habbullo Abdussamatov, a obtenu son diplôme de l'université de Samarkand en 1962 en tant que physicien et mathématicien. Il a eu son doctorat à l'observatoire de Pulkovo et à l'université de Leningrad.

Actuellement, chef du laboratoire de recherche de l'espace, de l'observatoire astronomique de St. Petersburg  Pulkovo à l'Académie des Sciences et du projet de l'astrométrie  de la Station Spatiale Internationale, un projet de recherche scientifique, commun à long terme pour les agences spatiales russes et ukrainiennes.

                Depuis 1997 les données transmises par Mars Global Surveyor sont analysées et montrent que récemment un phénomène de réchauffement similaire au notre se produit également sur la planète Mars qui, après avoir été constant, s'est accéléré dernièrement. Là aussi les glaces polaires fondent de manière inquiétante, ce qui pousse certains scientifiques d'affirmer que le réchauffement simultané de la Terre et de Mars n'est pas une coïncidence. Le Pr. H. Abdussamatov affirme que ce double phénomène pourrait s'expliquer par des changements au niveau du rayonnement solaire. L'institution National Geographic a aussi, suite à une étude, fait une publication allant dans ce sens.

                Le climatologue Svensmark explique dans un de ses ouvrages, les conclusions d'une étude mettant en relation, l'activité solaire et une diminution de la formation de nuages sur la Terre. Moins de nuages donc moins de couverture, donc plus d'exposition au rayonnement, donc planète plus chaude, la cause principale est, les variations de luminosité accroitraient les vents de haute atmosphère, véhiculant de grandes quantités de poussière et de particules.

                Des simulations informatisées semblables à celles faites pour la Terre, confirme bien que de la poussière et des particules de sable en haute atmosphère, favorisent le réchauffement. Les données recueillies par la sonde Viking durant les années 70, et confrontées aux données actuelles, ont permis de constater une élévation des températures à la surface de Mars, d'environ 0.65°C, comparable à celles estimées pour la Terre au cours des 100 prochaines années.

                Les variations de la quantité de taches solaires déterminent, les variations de température sur Terre. Depuis 1700, les variations du nombre de taches solaires à permis aux scientifiques d'aujourd'hui, de faire le rapprochement avec les variations des températures enregistrées depuis lors et de manière répétitive. C'est donc grâce à cela que l'on a pu définir le petit âge glaciaire(PAG), entre 1580 et 1860 et succédant à l'Optimum Climatique Médiéval (OCM) parfois appelé aussi Réchauffement climatique de l'An Mil se situant entre le 10e et le 14e siècle, soit durant le moyen âge. Une datation au carbone 14 d'échantillons d'un sédiment venant de la mer de Sargasse, atteste d'une température en surface de mer d'1° plus froid qu'actuellement, durant le PAG, et d'1° plus chaud qu'aujourd'hui, durant l'OCM.

                Il apparaît dans les derniers relevés de ces 5 dernières années de petites baisses de la température globale après une stabilisation du réchauffement entre 2003 et 2005, ce phénomène peut connaître quelques augmentations sous forme de pic pour entamer une descente définitive dans la décennie qui va suivre, celle-ci pourrait démarrer aux alentours de 2013.