09/12/2009

Le trou de la couche d'ozone, responsable du réchauffement.

                Le 5 septembre les chercheurs de l'administration américaine de l'océan et de l'atmosphère ont mis en évidence que le protoxyde d'azote est le gaz endommageant le plus fortement la couche d'ozone. Lié à une utilisation exagérée d'engrais dans l'agriculture, rend sa réduction particulière délicate, mais reste néanmoins le gaz le plus destructeur de la couche d'ozone que tous les autres réunis. Il apparaît clairement n'empêche, que seul un tiers de ses émissions est imputable directement à l'activité humaine.

                Les émissions de ce gaz ne sont hélas pas encadrées par le protocole de Montréal, pourtant censé réduire à néant toutes émissions de substances endommageant cette couche, il aurait donc échappé à la vigilance des 24 pays signataires et de la CEE.

                D'autres phénomènes tels volcaniques et sismiques dégagent aussi de grosses quantités d'aérosols, ces derniers ont comme action de refroidir les couches inférieures de l'atmosphère, mais lorsqu'ils arrivent dans la stratosphère, ils se muent en agent destructeur de la couche d'ozone.xx

                Cette couche empêche le rayonnement solaire de pénétrer l'atmosphère et de la réchauffer. Mais voilà le trou a atteint en septembre 2009, une des plus importantes superficies depuis les premières observations en 1962, son ouverture dépasse plus que le pôle sud, là où justement on s'aperçoit que la banquise fond à cause de températures trop élevées. Cette taille reste néanmoins moins importante que le précédent record de 2006. D'après le Pr Michel Bourqui de l'Université Mc Gill, Canada, nous serions en période de maximum, et elle devrait encore perdurer quelques années, jusqu'à la moitié de ce siècle pour ensuite passé à une phase de fermeture. Cette affirmation vient du fait que les concentrations de CFC commencent à se dégrader. Ce qui signifie que les premiers CFC diffusés de manière industrielle dans les années 50, arrivent à la fin de leur vie de 50 à 100 ans.

                Entre temps une observation vient de mettre au jour l'existence d'un trou beaucoup plus petit, au-dessus du pôle Nord. xxxx

                Une équipe française subventionnée par le FNRS, a pu déceler que l'agrandissement du trou dans la couche d'ozone est plus que probablement responsable du réchauffement en ayant perturbé le cycle du carbone. Il apparaît que l'absence de couche d'ozone au-dessus du continent Antarctique, a fortement modifié le régime des vents dans le Grand Sud, et renforcé les vents d'Ouest. Cela qui provoque un mélange entre les eaux de surface pauvres en CO² et les eaux plus profondes plus chargées en gaz carbonique. Du coup comme la concentration du gaz augmente dans l'eau de surface, le CO² atmosphérique se dissout moins, mais cette accumulation en augmente la teneur mais celle-ci en augmentation aussi la dissolution rendant l'eau plus acide, on pense alors à la disparition des coraux, et la diminution des espèces marines.

                En septembre dernier les 190 états se sont à nouveau réunis et ont décidé de l'accélération du calendrier de suppression de l'usage des hydro chlorofluorocarbones (HCFC) qui devra avoir cessé pour 2020.

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