06/10/2009

Le méthane, pas que les élevages intensifs.

                C'est en 1776 que fut identifié ce gaz sous le nom de <gaz des marais>, par après c'est dans les mines qu'il fut identifié comme le gaz principal composant le <grisou> responsable de très nombreuses catastrophes minières. Jusqu'en 1970 son impact sur le climat était totalement inconnu, ce n'est que 6 ans plus tard qu'il fut démontré qu'il faisait partie intégrante des gaz à effet de serre.

                Il se développe par la fermentation de matières organiques tant végétales qu'animales autrement dit par leur putréfaction en milieu anaérobique, c'est-à-dire sans oxygène. Il se dégage d'endroits humides et donc peu aérés comme des marais, des zones inondées, telle la taïga soviétique ou les étendues de terre du nord canadien qui en sont très riches, mais aussi et surtout du fond des océans où il est piégé sous forme d'hydrate de méthane.    

                Des études récentes ont démontrés que tant le réchauffement pourtant déjà décelé depuis les années 1800 par la fonte des glaciers, que par l'abaissement du niveau des océans durant les siècles précédents, a permis au méthane de s'échappé plus facilement dans l'atmosphère. Le mécanisme pour les zones nordiques est que la fonte progressive du permafrost l'a libéré comme il le ferait dans un étang. Par contre pour les zones océaniques, c'est le fait d'une baisse de pression exercée par la masse liquide se trouvant au-dessus qui a fait qu'il puisse se dégager du fond. Il ne faut pas perdre de vue que l'augmentation de la sismicité mondiale en permet également sa diffusion dans l'atmosphère, la moindre des secousses soit du 2.8 sur l'échelle de Richter, peu libérer une quantité comparable à celle d'un marais sur une période de deux ans, autre indice la plupart soit 90% des tremblements de terre se produisent au fond des océans. N'oublions surtout pas que les essais nucléaires depuis 1945 jusqu'en 1998, soit près de 1500, tant en mer que souterrain, de même que l'étendue et l'augmentation des exploitations minières à ciel ouvert de par le monde entier, ont contribué largement à sa diffusion.

                Etant plus léger que l'air il envahi la haute atmosphère où il a le pouvoir d'absorber le rayonnement infrarouge de la Terre, l'empêchant ainsi de s'évacuer vers l'espace, mais aussi il diminue la possibilité à l'atmosphère d'oxyder <dégrader> d'autres gaz frigorigènes tel les fréons, qui prennent la place de l'oxygène. Deux d'entre eux furent abondamment utilisés depuis 1930 en réfrigération, comme gaz propulseur dans les aérosols, et jusqu'à une décennie dans la fabrication de polyuréthane "mousse, fibre, colle, peinture, caoutchouc". Ces derniers pourtant destructibles par les rayons UV, mais leur dissociation pose problème, en se scindant ils donnent du chlore et du fluor qui sont quant à eux responsable de la détérioration de la couche d'Ozone et font partie aussi des gaz à effet de serre.

                Le méthane compose jusqu'à 90% du gaz naturel et 1m³ à 15°c libère une énergie de 9,90kwh, ce qui fait froid dans le dos c'est qu'il est transporté par navire à -162° <?voir plus haut> dont leur capacité peut aller jusqu'à 260.000 m³.  

Je n'ose imaginer la catastrophe climatique du naufrage d'un tel navire, ce serait irréversible et pire qu'une marrée noire.

     INFO SUPPLEMENTAIRES IMPORTANTES

                  Le CNRS dans son cahier Global Chance n° 24 de mars 2008, attirait spécifiquement l'attention du GIEC sur l'erreur qu'il faisait dans ses calculs de CO², en effet la quantité des autres gaz à effet de serre était convertie en quantité de co², soit un gaz tel le méthane dont sa responsabilité dans le réchauffement ayant un indice plus élevé que le co² (21) équivallait à 21 tonne de co². En final, après la conversion des autres GES, le co² fut pris comme facteur principal du réchauffement, or que ce n'est pas le cas.

                   Déjà en 2004 le CNRS éditait un rapport émis par Mr Schmidt Gavin mettait en évidence une "fulgurante ascension du méthane" et ce en affiliation avec le Goddard Inst. for Space Studies de la NASA et le Center of Climate Systems Research de Université de Columbia.

                    En 2002 toujours par le CNRS Mr Bibaut F. déclare après de nombreuses analyses dans un rapport, que le réchauffement est indiscutable, mais que l'implication humaine n'est pas démontrée et encore moins quantifiée, car l'émission gigantesque d'hydrate de méthane semble avoir été négligée jusqu'alors, elle représenterait deux fois le cumul de toutes les autres sources d'énergie fossile.

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