03/08/2009

La déforestation

Les grandes déforestations que nous connaissons actuellement et qui s'accentuent d'année en année, sont un vecteur primordial dans le déséquilibre climatique de notre planète. Là aussi nous sommes accusés nous petits consommateurs d'être à l'origine de ces dégradations, en prétendant qu'il y a une demande croissante de bois exotique pour notre mobilier d'intérieur ou de jardin.

 

 Mais ce que l'on ne nous dit pas, c'est essentiellement pour la rentabilité économique, que des parcelles entières de forêt sont anéanties. Elles se réduisent comme des peaux de chagrin afin de gagner de la place pour construire, des entreprises, du logement. Dans notre pays, il part chaque année l'équivalent de 650 terrains de football soit 650ha, pour y construire des zonings industriels, où après deux ou trois les établissements délocalise à l'Est, pour de plus en plus de routes, le réseau routier est tel que, quand on se promène dans nos campagnes, il y a toujours un bruit de fond de circulation où qu'on soit. L'habitat c'est pareil, on étend de plus en plus les villes et villages, mais la rénovation des chancres n'y est absolument pas privilégiée, il n'y a aucun encouragement d'ailleurs à le faire.

 

Lors de grosses précipitations de pluie, il n'est pas rare d'entendre parler de glissement de terrain, d'éboulement, de coulées de boues, d'inondation, mais il n'est pas étonnant que cela arrive aussi souvent. Il n'y a pas si longtemps de ça, pour ne prendre qu'un exemple, le pourtour des champs était bordé de haies et de fossés, ce qui arrêtait ces eaux, mais ils se sont tellement raréfiés parce que les exigences en matière économiques ont contraint les agriculteurs à les supprimer.

 

Dans nos villes s'est pareil les espaces verts aussi, diminuent considérablement, il ne faut pas oublier que l'arbre est une usine à oxygène, un filtre pour les particules polluantes, et surtout un élément majeur dans l'humidification de l'air. Les élagages tellement forts où il ne reste que les branches principales dépourvues de feuillages, sont totalement insensés et répétitifs que ces arbres se fragilisent d'année en année. Les plaies engendrées par ces tailles successives, laisse la porte ouverte aux agressions bactériennes et environnementales des villes et finissent par périr. Ne perdons pas aussi de vue qu'un arbre de ville a une croissance inférieure de 40% par rapport à sont identique dans la nature, c'est-à-dire que sa couronne étant plus petite, ça fait 40% de moins dans toutes les tâches qu'accompli un arbre ordinaire. De plus la surface au pied de ces arbres est si insuffisante, que les racines vont puiser l'humidité nécessaire à la survie de l'arbre, dans les canalisations, les fragilisant. Mais une couronne plus petite, associé à cela, une surface réduite d'humidité au pied, entraîne inexorablement un manque d'humidification suffisante de l'air ambiant donc, réchauffement.

 

Les incendies ont eux aussi une grosse part de responsabilité dans cette problématique de déforestation. Là l'homme est aussi responsable, mais la nature aussi. A-t-on oublié les incendies de la savane africaine où nombre de kilomètre carré partaient en fumée démarrant par une combustion spontanée, la foudre et les éruptions volcaniques. Mais les fumées de ces hectares d'incendies, chargées de particules et de gaz carbonique montent dans l'atmosphère et la perturbent.

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